
" Non, ce n’est pas grave… Je… "
Hope ferma les yeux et raconta.
" Nous habitons au sommet d’une haute colline mais personne ne nous voit depuis la plaine car nous sommes entourés d’une forêt. Elle est lumineuse et parfumée et j’aime à y marcher pieds nus pour sentir la mousse me chatouiller la plante des pieds. Nos maisons de chaume nous tiennent au chaud l’hiver et on s’y agglutine pour jouer tous ensemble, chanter et danser. Nous avons des troupeaux qu’on amène paître dans la plaine où se trouvent aussi nos champs. Les oiseaux nous réveillent chaque jour en chantant perchés sur le rebord de nos fenêtres. La vie est belle, nous sommes heureux de ce que nous avons et ne cherchons jamais à nuire à autrui… "

Silencieuses, des larmes coulaient de ses yeux clos. Sa voix restait légère mais à l’intérieur, elle se disait que tout cela n’existait plus et ne pouvait donc s’empêcher d’en pleurer. Elle aurait pu encore parler de tas de choses mais ça ne servait plus à rien. Evidemment que pour elle c’était le meilleur endroit au monde, c’était chez elle…
" Vous êtes bien aujourd’hui… ici ? N’est-ce pas ? "
La réfugiée essuya doucement ses joues en disant ces mots.
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